vendredi 11 mai 2012

LA FRANGE

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Je viens de commencer un nouveau boulot et j’ai fais LE truc à ne pas faire. Un peu comme quand on décide de se percer un point noir avant un rencard, je suis allé me faire couper la frange. Et c’est une catastrophe.



Seules les filles qui ont des franges peuvent en témoigner : nous avons toutes eu un jour ou l’autre une frange atroce. Il y a celles qui se sentent soudain l’âme d’une coiffeuse ou qui, faute de budget, se ratiboisent la frange toutes seules avec leurs ciseaux en plastique.



ERREUR FATALE.



Il y aussi celles qui veulent tenter la frange Pulp Fiction qui - ceci dit en passant - ne va qu’à Uma Thurman ou aux danseuses du Crazy Horse. Ca m’est arrivé et c’était tellement raté qu’un contrôleur SNCF s’est permis un commentaire en vérifiant ma carte 12-25 : « Et ben, c’était mieux avant quand même ! ».



Il y a aussi les problèmes inhérents à la frange du type quand vous faites du vélo. Au choix : la frange « livre » (séparée par une raie au milieu) ou la frange « Elvis » (sans gel !). Ou enfin quand vous faites du sport : la transpiration vient séparer votre frange en une ou deux mèches dégoulinantes qui vous donnent l’air de Johnny Depp dans Cry Baby.

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Quoi qu’il en soit, je me suis donc fait couper la frange pendant une pause déjeuner, une semaine après avoir commencé un nouveau boulot. Déjà, quand on est le petit nouveau tout le monde vous dévisage, mais quand en plus vous travaillez dans la mode il n’y a pas de pitié.

J’ai demandé à la coiffeuse de me faire une frange « en biais » car j’ai retrouvé la veille une photo de moi avec une frange de ce genre et je me suis trouvée drôlement bien dessus. La coiffeuse s’exécute, et attaque ma frange comme un enfant éventrerait son nounours. Bien sûr je n’ose rien dire, il est trop tard.



Me voilà donc en train de rentrer au travail, de monter les escaliers pour rejoindre mon bureau. J’ignore au passage les regards appuyés de mes nouvelles camarades.

Puis je descends aux toilettes pour constater les dégâts. Devant le miroir, au désespoir, j’appuie sur ma frange en espérant que ça la fera repousser plus vite.